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Logiciel libre
Open Source
Cours de présentation
sur les logiciels libres
et sur les modèles économiques associés
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Auteurs et contributeurs
Contributeurs :
M.-A. DARCHE (auteur original)
Camille MOULIN
Stéfane FERMIGIER
Jean THIÉRY
Bastien GUERRY
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Conférences, contact avec les grandes écoles (1)
Y-a-t-il parmi les élèves des personnes qui ne sont pas convaincues par les logiciels libres ?
Quelles sont vos interrogations sur les logiciels libres avant ce cours ?
Que souhaitez-vous apprendre ?
Quelles sont les personnalités emblématiques du logiciel libre ?
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Conférences, contact avec les grandes écoles (2)
Pourquoi est-ce important pour les grandes écoles d'être informées sur les logiciels libres ?
Pourquoi est-ce important pour les promoteurs des logiciels libres de nouer des liens avec les grandes écoles ?
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Conférences, contact avec les grandes écoles (3)
Parce que ce sont les emplois de demain :
le domaine du secteur informatique le plus dynamique, particulièrement en France
Parce que vous êtes les décideurs et les prescripteurs des systèmes d'information de demain
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Conférences, contact avec les grandes écoles (4)
Logiciel libre : pourquoi des associations ?
pour recevoir de l'aide et progresser : l'expérience montre que le meilleur moyen de commencer est d'être accompagné
pour être informé
pour tisser des liens avec des entreprises, faire progresser sa carrière
pour pouvoir défendre les possibilités qu'apportent les logiciels libres : besoin de coordination globale
ADULLACT, AFUL, April, etc.
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Logiciel libre :
un domaine attrayant
Secteur porteur en très forte progression économique
Domaine très motivant pour les participants
Pérennité des investissements et des connaissances pour les clients
Invite à des réflexions sur l'économie et notamment l'économie de la connaissance
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Prix Nobel d'économie (1)
Des prix Nobel d'économie
sont favorables aux logiciels libres.
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Prix Nobel d'économie (2)
Des prix Nobel d'économie
sont favorables aux logiciels libres.
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Spécificités des logiciels libres (1)
Le logiciel libre c'est avant tout une nouvelle manière d'être utilisateur.
C'est mettre l'utilisateur au centre du développement d'un logiciel.
Mettre l'utilisateur au centre des développements, c'est développer un logiciel en fonction de la liberté qu'ont les utilisateurs d'utiliser le logiciel, d'en lire le code, de le modifier et de le redistribuer sous une forme modifiée.
Toutes ces libertés sont la plupart du temps seulement *potentielles* si l'on se place au niveau de chaque utilisateur (chacun ayant peu de chance de lire le code ou d'avoir besoin de le modifier) mais qu'elles deviennent *effective* du fait de la distribution du logiciel sur le web (effet longue traîne qui vient réveiller les potentialités).
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Spécificités des logiciels libres (2) : gratuité ?
Le mythe de la gratuité
« Un logiciel libre est gratuit
quand il a été payé. »
François Élie
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Spécificités des logiciels libres (3) : la mutualisation
ADULLACT
=
Association des Développeurs et des Utilisateurs de Logiciels Libres pour l'Administration et les Collectivités Territoriales
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Spécificités des logiciels libres (4) : la mutualisation
« L'argent public ne doit payer qu'une fois. »
François Élie, Président de l'ADULLACT
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Culture du partage (1)
Il y a une véritable culture du partage.
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Culture du partage (2)
Cette culture du partage se fait dans le
respect des lois (licences de distribution) et du droit d'auteur et s'appuie dessus
(en « interdisant d'interdire »)
Avec l'exemple, la copie et la synthèse comme
vecteurs de la créativité contrairement à certaines idées reçues ou imposées
Extension du fonctionnement du partage protégé/obligatoire au-delà des logiciels : pour les documents, pour les créations artistiques.
Notamment Creative Commons qui permet de créer sa licence de distribution à la carte
La communauté des logiciels libres est très attachée à une vision traditionnelle du droit moral (respect des attributions d'auteur, etc.) mais envisage le droit patrimonial d'une manière différente que les éditeurs de logiciels propriétaires.
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Normes et standards
Norme : spécification discutée et approuvée par les organismes de normalisation
Standard : spécification définie par un groupe,
une entité, une société et « reconnue par le marché »
En anglais il y a uniquement le mot « standard » pour les deux notions
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Les standards ouverts (1)
La définition française est :
« On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre. »
(loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour « la confiance dans l'économie numérique »)
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Les standards ouverts (2)
La description d'un standard ouvert doit être disponible gratuitement sur l'Internet (ex: les RFC de l'IETF) ou vendue pour un montant « raisonnable » qui couvre les frais d'édition, d'impression et de distribution.
Aucune restriction de mise en œuvre au titre de brevets ou discriminations.
IETF = Internet Engineering Task ForceRFC = Request for comments
IETF = Internet Engineering Task Force
RFC = Request for comments
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Les standards ouverts (3)
Il est couramment admis qu'un standard ouvert
doit avoir
au moins deux implémentations différentes (règle en vigueur à l'IETF)
Il est recommandé d'avoir une
implémentation de référence
(si possible sous forme de logiciel libre)
Une suite de tests de compatibilité (de préférence aussi en logiciel libre)
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Les standards non-ouverts (1)
Par opposition aux standards ouverts :
des « standards de fait » changeant et contrôlés par un seul acteur qu'ils placent de facto en
position dominante (ex : les API de Windows, le serveur de messagerie Microsoft Exchange)
des « standards fermés » (ex : les standards MPEG) sur lesquels des brevets s'appliquent suivant d'autres politiques que la gratuité, par exemple le principe du Reasonable and Non Discriminatory Licensing (RAND)
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Les standards non-ouverts (2)
Abus de langage : dire qu'un « standard »
basé sur XML est un standard ouvert !
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Impact sur l'industrie informatique
Accès plus simple et plus rapide aux innovations
(ne pas réinventer la roue et aspects cumulatifs de l'innovation)
Cycles de développement plus courts
Méthodes de développement coopératives
Promotion des standards ouverts
« Contre-pouvoir » face à des monopoles et des standards fermés
Économies sur les frais juridiques (coût des brevets, etc.)
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Situation, points marquants 2006-2007
Rapport Lévy-Jouyet
sur « L'économie de l'immatériel » (2006)
Création d'un pôle de compétitivité logiciels libres /
Groupe Thématique Logiciel Libre du Pôle de Compétitivité mondial System@tic. (2007)
PSA migre 20 000 postes de travail sous GNU-Linux (2007)
Assemblée Nationale française : les députés et les attachés parlementaires passent sur GNU-Linux (2007)
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Situation, points marquants 2008
Arrivée sur le marché des ultra-portables équipés de GNU-Linux qui permet ainsi à GNU-Linux de toucher pour la première fois massivement tous les utilisateurs (2008)
En 2008, GNU-Linux atteint 13,4% sur le marché mondial serveurs, avec une progression de 10% par rapport à 2007 [IDC]
Dans le même temps Windows n'a progressé que de 1,7% mais représente 36,5% du marché mondial des serveurs [IDC]
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Poids économique
Marché du Logiciel Libre en France : 450 millions d'euros (Meuros) en 2006 (+73% par rapport à 2005) [Pierre Audoin Consultants]
Marché des services informatiques (y compris édition) : 43 536 Meuros (2003); CA des éditeurs français de logiciels : 7200 Meuros (2005)
La quantité existante de code libre de qualité et de popularité raisonnables coûterait 12 000 Meuros à produire en entreprise
[rapport
impact économique des logiciels libres commandé par l'UE (2007)]
Les services informatiques décrits ici regroupent le conseil en systèmes informatiques, la réalisation de logiciels, le traitement de données, les activités de banques de données, et l’entretien et la réparation de machines de bureau et de matériel informatique. Ils incluent aussi la location de matériel informatique (ordinateurs, machines de bureau).
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Les enjeux économiques (1)
Logiciels libres : un sujet stratégique
À terme la majorité des logiciels seront des logiciels libres. 80% des logiciels développés en 2011 contiendront des briques open source / libres [Gartner]
Les dernières situations de monopoles actuelles sont maintenues artificiellement (cf.
racketiciel.info)
Problématique de l'indépendance technologique des états, et de leur défense nationale
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Les enjeux économiques (2)
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Avantages du modèle libre
Plus grande diffusion du logiciel, permet d'atteindre (plus rapidement) des seuils critiques
Gain en notoriété, retombées positives en termes d'image
Image d'indépendance et de pérennité pour le produit
Plus de testeurs, plus de retours utilisateur
Contributions externes
Accès à des briques réutilisables et combinables
Motivations individuelles des intervenants
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Inconvénients du modèle libre pour les entreprises
Disparition des revenus liés à la vente de licences
Diminution de l'avantage concurrentiel lié au secret du code
Enfermement plus difficile du client
Diminution des prix induite par la libre concurrence
Nécessité de trouver un équilibre différent Pas de vente de licence, mais toujours possibilité de vendre le logiciel
Nécessité de trouver un équilibre différent
Pas de vente de licence, mais toujours possibilité de vendre le logiciel
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Risques économiques sur le secteur logiciels libres
Les logiciels libres sont menacés par les brevets logiciels
Qualité intrinsèque du/des logiciel(s) libre(s) sur lesquels l'activité économique est basée (idem que pour un un logiciel non libre)
Adéquation du/des logiciel(s) libre(s) à être l'objet d'une activité économique
Popularité, durée de vie et facteur communautaire
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Les licences libres et la loi
La GNU GPL, écrite en 1989. Aucune faille n'a été trouvée par les juristes. Évolution avec plusieurs versions successives.
Les licences libres sont valables et opposables
en justice.
Confirmation de la validité de la GNU GPL
Création en 2004 de la licence libre CeCILL
(par le CEA, le CNRS et l'INRIA)
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Logiciels libres : définitions (1)
Pour être libre, la licence d'un logiciel doit répondre soit à la définition de la Free Software Foundation (FSF) soit aux critères de l'Open Source Initiative (OSI).
Dans la pratique Logiciel Libre et Open Source désignent le même objet, considéré de points de vue différents :
la défense des utilisateurs et des clients
l'efficacité technologique et commerciale pour les clients, les prestataires de services et les éditeurs
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Logiciels libres : définitions (2)
Free Software prête à confusion en anglais (free speech, not free beer).
Open Source prête aussi à confusion en anglais (confusion utilisée par exemple
par Microsoft : Shared Source).
FLOSS pour « Free/Libre/Open-Source Software » pour utiliser un terme sans connotation.
Logiciel libre ou Libre Software ou FLOSS
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Logiciels libres : définitions (3)
Les 4 libertés définies par la Free Software Foundation (FSF) :
liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages
liberté d'étudier le fonctionnement du programme et de l'adapter aux besoins
liberté de redistribuer des copies
liberté d'améliorer le programme et de publier les améliorations
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Logiciels libres : définitions (4)
Les 10 critères de l'Open Source Initiative (OSI) :
libre redistribution
accès au code source
autorisation des œuvres dérivées
intégrité du code source de l'auteur initial
non discrimination contre des personnes / groupes
non discrimination contre des champs d'application
distribution de la licence
non spécificité à un produit
non contraignante pour les autres logiciels distribués
neutralité technologique de la licence
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Types de licences libres (1)
Licences avec réciprocité (licences Copyleft) :
En cas de distribution d'une version modifiée,
celle-ci doit accorder les mêmes libertés à l'utilisateur
Licences permissives : Restriction possible des libertés à l'utilisateur dans les versions modifiées
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Types de licences libres (2)
Les licences copyleft permettent une plus grande variété de modèles économiques.
Mais les licences copyleft ne sont pas forcément
les plus adaptées lorsque c'est la plus grande diffusion d'un socle technique qui est recherchée :
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Contributions, collaboration et facteur communautaire
La participation de contributeurs externes est bien une réalité, mais difficile à maîtriser :
Les contributions non-techniques sont assez fréquentes
Les contributions techniques sont assez rares
Les bonnes contributions techniques sont rares
Intégrer des contributions demande du temps
Les développeurs sont plus exigeants que les utilisateurs pour la technique
Les utilisateurs sont plus exigeants que les développeurs pour l'ergonomie/l'utilisabilité
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Comment obtenir
de l'aide efficace
Ne jamais poser de questions sans avoir au préalable fait des recherches et des tests, et en faire mention très précisément
Sur les listes de diffusion, modifier les sujets des courriels dans un fil de discussion pour qu'ils soient pertinents. Par exemple :
[Mac OS X] [X11] Installation Inkscape, Scribus (Re : installation et MAJ logiciels)
S'adresser à une équipe plutôt qu'à des personnes précises. Réponse plus rapide et les destinataires se sentent moins « agressés » car moins d'obligation individuelle de répondre.
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Être/devenir contributeur
Demande du temps pour mettre et tenir à jour ses connaissances (lire de nombreuses
listes de diffusion, sites web, blogs, etc.)
Demande du temps pour pouvoir participer :
Hiérarchie des projets basée à la fois sur le mérite technique et sur la qualité des coopérations (bonne organisation, gentillesse, disponibilité)
Plus on donne, plus on reçoit
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Importance de l'étude des modèles économiques
Parce que ça finance le développement des logiciels libres
Parce que ça permet d'être employé dans le secteur des logiciels libres
Parce que ça permet de créer des entreprises dans le secteur des logiciels libres
Parce que ça permet de convaincre du sérieux et de la réalité de la rentabilité : viabilité économique
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Les différents modèles économiques
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